Un monde presque rose

Conclusion : la Scanie, le plus merveilleux endroit du monde

 

Plus d’un an sans rien publier, c’est extraordinaire ce que le temps passe vite. Je ne compte pas continuer ce blog, je ne peux pas continuer à critiquer les Suédois en toute impunité. Je vis avec un Suédois depuis plus de six mois déjà, et par n’importe lequel : un de la redoutable Scanie, dont j’avais tant critiqué l’accent. Cet accent est devenu une douce musique, qui m’enchante à chaque fois que je l’entends, au milieu de cet horrible accent de Stockholm que je me farcis depuis octobre.

Heureusement, nous déménageons très prochainement vers Malmö à nouveau. Stockholm n’est pas une ville où il fait bon vivre. A moins d’être riche (très riche), de n’avoir pas peur des fautes de goût question mode, et de concourir dans la catégorie du Suédois le plus prétentieux, on s’y sent mal à l’aise. Tous les Stockolmare (habitants de Stockholm en suédois) que je connais adorent Stockholm et ne peuvent s’imaginer vivre ailleurs. Tous les Scaniens (vivant du côté de Malmö, Lund, etc) que je connais ne peuvent s’imaginer quitter leur région pour vivre dans cette capitale aux tons si hautains.

Et qu’en pense la région où se situe la deuxième ville de Suède ? Goteborg… ; Goteborg ne pense pas, Goteborg se laisse vivre. La ville est grande, mais pas suffisamment pour que l’on s’y sente perdu. Les gens sont pressés, comme dans les grandes villes, mais ouverts et aimables. Ils s’habillent à la mode (donc mal), mais pas dans le style snob de Stockholm. Ils n’ont rien contre Malmö, même s’ils ne voient pas l’intérêt de s’y installer. Tous les Suédois peuvent s’imaginer vivre quelques temps à Goteborg. A l’exception des Stockholmare.

Il y a d’ailleurs comme un air de rivalité entre Stockholm et Goteborg. Il est,par exemple, assez difficile de trouver des panneaux indiquant la route de Stockholm à Goteborg. Il n’y a pas d’autoroute reliant les deux villes, à moins de faire un détour par Jönköping. Goteborg organise son grand salon du livre, a le plus grand parc d’attractions de Suède, les plus grosses kanelbullar (brioches à la canelle) de Suède, un immense parc animalier, des montagnes, la mer et Oslo pas si loin que cela.

Stockolm est une ville idéale pour le tourisme, ils s’en sortent très bien au niveau événements culturels, cinéma, gastronomie (j’y ai mangé la meilleure galette de sarrasin de ma vie. Ok, le cuisiner était breton, mais tout de même !). Mais je n’aime pas l’ambiance, cette obligation de prendre le métro tous les jours. J’ai malheureusement dû laisser mon vélo à Malmö et il me manque énormément.

Bref, Nous déménageons dans quelques temps, direction Malmö donc. J’ai décidé d’ouvrir un blog de cuisine (bilingue français/suédois), parce que même si la Scanie est parfaite, avec ses vallées plates (on trouve quelques collines tout de même), ses maisons typiques, ses lacs et son atmosphère de quiétude, je ne suis toujours pas fan de leur nourriture. J’ai découvert quelques fantastiques plats (plus asiatiques que suédois, ceci dit… Les Suédois sont des fous de cuisine thaïlandaise), mais pour le reste, je continue à cuisiner français/méditerranéen. Je m’engage également à agrémenter mon blog de petites réflexions d’expatriée.

Bienvenue dans mon nouveau chez moi ! Välkomna hit !

 


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Anne-Sophie

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Pas touche aux petits carreaux Vichy de la politique française

Dimanche 19 septembre, la Suède vivait son jour le plus important de l’année, les élections au Riksdag, pour décider de la composition du nouveau gouvernement. L’extrême-droite a réalisé un joli score par rapport aux années précédentes, mais pas suffisant pour inquiéter les autres élus : gauche comme droite ne s’associeront pas aux « Sverigedemokraterna » (Les Démocrates de Suède) pour avoir une majorité au Parlement. C’est dit.

 

En France, les journaux nous ont vendu ça autrement. 6.2% pour les nationalistes suédois ! 21 sièges au Riksdag. Ça y est ! Après l’Autriche, la Suisse, la Suède est devenue fasciste ! Tremblez Français, en 2012, Le Pen junior risquerait fort de remporter les élections. Heureusement, Sarko a pensé à tout ! Aucun risque de voir le Front national siéger à l’Elysée, grâce à la formidable politique de notre actuel président, visant à faire adhérer à son programme le plus d’électeurs potentiels du FN. Un joli pied de nez à Le Pen, et l’assurance pour l’UMP de continuer à occuper le « Château » cinq nouvelles années.

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Ta det lugnt : l'impatience à la suédoise

 

 

 

La première chose que les enfants apprennent à l’école (à part le vélo), c’est la patience. La patience est l’essence-même du Suédois, sans laquelle la vie dans ce pays polaire serait impossible. Le froid doit geler les réflexes, ce qui expliquerait pourquoi les gens, ici, sont si posés.

 

Car, en Suède, on passe la moitié de sa journée à attendre ou faire la queue.

Ironie linguistique, le mot « kö » (qui se prononce queue) vient du français… queue ! Où le concept sous-entendu par ces quelques lettres est largement méconnu de la population métropolitaine. Heureusement que les Suédois étaient là pour reprendre le mot et lui redonner toute sa signification.

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Une partie de campagne

 

 

 

 

 

Samedi, j’ai eu l’immense privilège de participer à une véritable kräftskiva, la « fête des écrevisses ». Il s’agit d’une des traditions suédoises les plus suivies. Le mois d’août est la période où l’on remonte les jambes de son pantalon (sauf à Malmö où la mode est exclusivement aux leggings et mini-jupes) pour aller patauger joyeusement dans l’eau du lac, pendant que les pêcheurs s’occupent des casiers à écrevisses.

Une fois la « pêche » terminée, on organise un grand festin dans une « summer house », un chalet suédois en bois (plus ou moins rouge, selon son âge), si possible sans eau ni électricité, avec les toilettes à l’extérieur. Pour une ambiance encore plus authentique, on optera pour l’option « pluie persistante » : le cocktail chaleur + humidité est en effet idéal pour attirer tous les moustiques du coin.

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Variations linguistiques

 

 

Après un mois passé à vadrouiller entre Malmö et Hässleholm, dans la région de Scanie, j’ai perdu mon superbe accent finnois pour le remplacer par cet horrible patois que l’on appelle ici « skånska».

La Suède, c’est un peu comme la France : les accents et les richesses linguistiques sont tels qu’il est parfois difficile pour un habitant de Stockholm de comprendre un habitant de Helsingborg.

Tous les Suédois sont d’accord pour dire qu’il n’y a pas plus laid que l’accent de la Scanie. A l’exception des habitants de Scanie qui affirment qu’il n’y a pas plus laid que le danois.

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les allumettes suédoises

 

Certains d’entre vous auront sans doute remarqué  un manque flagrant de nouveaux messages. Et auront mis cela sur le compte des vacances d’été. Pas tout à fait faux.

Plus précisément, je suis en stage chez les mangeurs de hareng mariné pendant 5 semaines encore, et puis j’entamerai carrément ma dernière année de sciences pipeautiques là-bas (pas dans la même ville)  avec un double diplôme à la clef.

Ils sont blonds, ils connaissent le terme « perkele » (grossière injure en finnois pour ceux qui n’auraient pas suivi mes péripéties d’il y a deux ans) et on leur a aussi supprimé l’alcool en libre-service pour le mettre sous strict contrôle étatique (magasin-monopole) ; ils mangent des fraises des bois bio à 1 euro les 5 kilos (fraises qu’ils ramassent eux-mêmes), des pommes de terre et font descendre le tout à grands renforts de bière. Nombre d’entre eux ont pris l’habitude de se lancer dans une marche  nordique dynamique le matin, entre les deux petits-déjeuners. Ils sont accros à la nature, au recyclage et au vélo.

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Absolument (plus) débordée

 

 

 

Quand on appartient à la caste privilégiée de la fonction publique, on a une garantie d’emploi à vie. Avec des tas de privilèges (qui sont actuellement bradés avec les réformes en cours) suivant le poste occupé.

 

J’ai eu des profs psychologiquement malades. Notamment mon prof de maths, qui ne connaissait pas les réponses aux exercices qu’il donnait, et qui n’avait qu’une vague idée de ce qu’étaient des équations du second degré. Mais il est resté.

 

Dans l’administration publique, c’est pareil. Outre les cas sociaux qui sont là parce qu’il faut « remplir les quotas », même lorsqu’ils voient des petits lapins bleus se balader dans les bureaux, on trouve également une belle brochette de flemmards, d’incompétents ou de « je-suis-payé-à-ne-rien-faire-et-je-l’assume ». Quand on me demande un exemple, je cite toujours la mairie de mon arrondissement.

 

La règle tacite est de ne jamais divulguer les petits secrets des mauvais rouages de ce complexe appareil étatique qui fonctionne avec un peu d’huile d’olive (on a quand même des gens de qualité) et beaucoup d’huile de palme hydrogénée.

 

Une fonctionnaire a osé se servir de ses neurones pour tenter de rendre un peu plus transparent ce gouffre financier sans fond censé faire marcher la France. Bien mal lui en a pris.

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L'humour en voie de disparition

 

 

 

Peut-on rire de tout ? Non, à en croire les dernières décisions prises par le Boss de Radio France. Dans une démocratie de droit comme la France, il est nécessaire de poser des limites aux libertés que chacun peut s’octroyer.

Guillon n’a pas le droit de se moquer du menton fuyant de Besson ; ni de comparer Martine Aubry à un petit pot à tabac ; en revanche, Hervé Morin peut se faire construire une piscine au Ministère de la Défense, pour la modique somme de 30 millions d’euros.

 

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On s'en foot : un ballon qui ne tourne plus rond

 

 

 

La France vit en ce moment une petite révolution à faces multiples : sociale, économique, politique. De grands changements sont à l’œuvre : réforme des retraites, réduction de la dette publique d’une ampleur historique pour nous, petits « café/croissant ».

 

Il est cependant très difficile de s’en rendre compte, à la lecture des journaux ou lors du JT. Non pas que les médias aient reçu des ordres « d’en Haut », puisqu’ils sont TOTALEMENT indépendants, mais bon, on ne peut pas nier que certains sujets semblent prioritaires par rapport à d’autres. Les retraites, c’est central, mais un peu trop « dangereux » pour les présidentielles à venir. On se débrouille donc pour mettre en valeur un topic susceptible d’unir tous les esprits, de réveiller l’ardeur et l’orgueil nationaux. Et quoi de plus efficace que la Coupe du Monde ?

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Boutades anti-Boutin : quand tout va trop loin

 

Qu’ont en commun Laurence Ferrari et Christine Boutin ? Ce sont des femmes. De super boucs émissaires pour nos politiques et journalistes tous plus machos les uns que les autres.

 

Cette ressemblance ne sera, bien sûr, pas mise en avant. Non, il est préférable de s’en prendre à leurs capacités intellectuelles et professionnelles. Ferrari a ainsi porté une grave atteinte à l’expression de l’opposition iranienne, alors que Boutin a, à elle toute seule, failli ruiner la France par ses scandaleuses rémunérations.

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