God, please, Save the Queen
Ouh lala, London m'a fait oublier mon blog. Pas que London d'ailleurs. Les résultats des examens (tous validés, rassurez-vous, je suis la meilleure, de toutes façons, il ne pouvait pas en être autrement), mon futur déménagement à Saunaland (qui conduira à la création d'un blog exclusivement destiné à mes relations avec la Finlande, les Finlandais, les rennes et leurs coutumes)

En attendant, aujourd'hui, pas de remarques sur la non ratification par l'Irlande du traité de Lisbonne (j'en ai encore des bleus sur la tête à force d'avoir tapé le mur), pas de remarques sur l'éviction de l'équipe de France de l'euro 2008 (enfin, si tant est qu'on puisse parler d'une équipe). nonon, aujourd'hui, j'ai rendez-vous avec London! Et vous aussi, par la même occasion

Un ami m'avait dit, en revenant d'un séjour dans la capitale londonienne: Londres, c'est moche. Il n'y a aucune poésie.
Je dois, à mon grand regret, lui donner tort. Je n'ai pas l'habitude de vanter les mérites de villes autres que françaises, mais face à une telle cité, je ne peux que m'incliner. London is wonderful !
D'abord, remémorez-vous tous les clichés qu'on a pu vous conter : les policiers en costume rouge et toque farfelue, les gardes royaux qui ne bougent pas un sourcil devant ces stupides touristes qui multiplient les grimaces pour leur arracher un sourire; les beaux Anglais un peu roux, ou tout au moins avec de splendides yeux bleus, tous les businessmen en costard et chapeau melon; les bus complètement tarés, avec leurs chouettes galeries, les taxis made in London, le prix d'un croissant, équivalent au prix d'une petite maison en Corrèze, et le fameux Harrods.

Commençons par les businessmen. Les melons ont disparu de leur tête, mais ils sont pratiquement tous en costume, et je dois avouer que "c'est trop la classe". Evidemment, je suis restée dans le coeur de Londres, Picadilly, La City, Hyde Park, etc. Les quartiers fréquentés par le monde des affaires, ce qui explique cette profusion de Paul Smith's suits ambulants. On a quand même l’impression d’être dans n’importe quel navet à l’eau de rose sooooo british. En plus, l’exotisme aidant, on les trouve tout de suite plus sexy que les Français ( oui, je suis bien en train de dire que Londres, c’est exotique).
La City en elle-même est un enchevêtrement de n’importe quoi, d’où un style très particulier mais assez rigolo. Des buildings ultramodernes encadrant l’honorable et très ancienne Saint Paul’s church, par exemple. Des tours un peu futuristes, des allées impeccables malgré l’absence criante de poubelles (on peut dire que leur service de nettoyage est efficace). Et une petite place sans prétention où businessmen pressés et touristes fatiguées viennent se reposer à l’heure du lunch, avec leurs sandwichs Paul, leurs petites barquettes Yo-Sushi, leurs salades Mark et Spencers et l’incontournable café Starbucks dans son grand gobelet en carton. Les cantines des entreprises doivent être vides. Ce n’est pas dans l’habitude des Londoniens de s’attarder à table. La politique du Take-Away et Eat in Five minuts est de mise. Cela peut surprendre. En France, nous sommes habitués à autre chose.

Et je vous assure que de voir TOUS les Londoniens marchant dans la rue, matin comme soir, un gobelet Starbucks ou Costa Coffee à la main provoque un choc culturel fort important.

Oui, parce que Londres, ce n’est pas les petits cafés cosy français (ou un peu moins cosy d’ailleurs), ni les petites terrasses sympathiques des restaurants. Londres, c’est un amour inconditionnel pour les chaînes de restaurants. Fish and chips, Starbucks, Prêt-à-Manger, Yo-Sushi, Mac Do, KFC, Burger King, Pizza Express. Et de temps en temps, un restaurant indien particulier ou un petit restaurant à son compte comme le Ritz (hahaha). Sans oublier les multiples pubs qui m’étaient malheureusement interdits malgré mes tout nouveaux 20 printemps. En dessous de 21, alcohol is forbidden !
Aspects négatifs tout de même (Tu ne vas pas t’en tirer comme ça, vil(l)e Anglaise !)
- la pollution beaucoup plus importante qu’à Paris
- le caractère des conducteurs de bus. Ils ne sont pas payés pour être aimables. Et il s’agit-là d’une exception londonienne, tous les gens ayant été absolument charming avec moi.
- Les prix. En résumé, une livre = 1.5 euros ; et si une baguette vaut 1euro en France, elle vaut une livre en Angleterre. Heureusement, c’était la période des soldes : du coup, les vêtements soldés étaient aux prix des vêtements français non soldés. Ouf !
- L’auberge de jeunesse où j’ai passé mes trois nuits, avec mes copines. Une sorte de remake du dortoir du camp de concentration dans la Vie est belle, des douches communes sans portes, des petits déjeuners infects ; mais des compagnons de chambrée absolument adorables ( ce qui m’a permis de comparer les accents anglais, australien et américain.)
- Les églises payantes. Ok, tous les musées anglais sont gratuits. Mais faire payer une église, je trouve ça scandaleux !
- Les voitures qui roulent à gauche. Ils ne peuvent rien faire comme nous ces Brits ! En plus, leurs feux indiquent rarement s’il faut traverser ou non, et quand, par miracle, un feu donne la bonne indication, le « pedestrian » a 5 secondes chrono pour gagner le trottoir opposé. Passé ce délai, il est réduit en charpie par les Londoniens pressés (le feu l’étant encore plus)

Pour mon anniversaire (enfin, à deux jours près, on ne va pas chipoter), j’ai tout de même eu l’immense chance de prendre une photo de THE QUEEN HERSELF !! Parfaitement, je suis en possession, de plusieurs photos montrant Lizzie, et ses deux adorables petits-fils, William et Harry, ainsi que ce grand dadais de Charles et la fort discrète Camilla, au balcon, en train de saluer la foule.
Car samedi dernier, la Reine fêtait ses 82 ans( même si elle est née en avril... c'est la tradition anglaise qui veut que son anniversaire soit reporté deux mois plus tard). J’ai débarqué à Buckingham tout à fait par hasard, dans l’espoir d’assister à la relève de la garde. En fait de relève, on a eu droit à la totale : la Royal Air force, les tambours, l’hymne national, les chevaux, les fantassins. On a attendu la Royal Navy mais la mer doit être trop loin, les marins ne sont pas venus. Bref, j’avoue avoir fait ma japonaise, en m’approchant au maximum des grilles et en zoomant comme une démente pour avoir l’immense honneur de « take a picture of the Sacred Queen ». Je ne peux malheureusement pas vous mettre la mienne, à cause des représailles du « droit à l’image » (raison officieuse : je ne sais toujours pas mettre de photos sur mon blog…), mais voilà un petit aperçu de son pimpant visage.
Alors un conseil, un week-end de juillet, si vous n’avez rien à Faire, Go to London !
Par anneso unmondepresquerose, Samedi 21 Juin 2008 à 13:34 GMT+2 dans Out of my country (article, RSS)




