Aujourd'hui, je vais la jouer langage décontracté. Parce que c'est le 8 mai et qu'on n'a pas dit au revoir aux Allemands en déclamant du Nerval. Parce que ce langage me fait rire, et que je ne me l'autorise pas pour parler de choses sérieuses, comme la politique La politique, c'est du très sérieux, comme sujet. Pas question de dire des âneries. En Chine, en Birmanie, au Pakistan, en Iran, aux USA, et même en France, une parole de trop peut coûter très cher
La politique, ce sont des mots minutieusement pesés. D'où l'importance d'être bon en rhétorique et en dissertations. Parfois, une erreur de synonyme peut nous éjecter d'un poste d'ambassadeur à Singapour pour un honorable poste administratif aux îles Caïman (si tant est qu'il y ait une administration là-bas).
Bref, aujourd'hui, pas de politique. Aujourd'hui, on va parler de moi. Et pis des femmes en général en fait. Parce qu'on va pas me faire croire que je sois la seule dans ce cas.
Aujourd'hui, je suis en guerre. Contre moi-même, d'abord. Et contre notre société, ensuite.
Non pas que les modèles de Courbet m'attirent particulièrement. Il y a des limites. Mais bon, au XIXème, personne ne fantasmait sur la silhouette de Cosette.
Maintenant, c'est fini. Si t'as le look occidental à la mode, pas de fesses, pas de cuisses, pas de ventre et pas de hanches ; si t'as la frangette devant et des lunettes D&G sur le nez ; si tu te balades en slim et ballerines ; si tu fréquentes toutes les boîtes new-yorkaises ou parisiennes branchées ; alors ce monde est fait pour toi.
Si manque de chance, tu as hérité de sang méditerranéen ou des formes généreuses des femmes de ta famille,, ta vie est marquée au fer rouge : les rondeurs, c'est moche. Mets-toi au régime et restes-y !
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