Un monde presque rose

Turlupitude

bien bien, je ferme officiellement ce blog pour une petite année, pour le remplacer par celui-là : http://uneanneefinlandaise.over-blog.com/
là-bas, pas de Sarko, ni de pétitions pour interdire la mozzarella trafiquée en France, mais mes turlupinades à Turku, et plus si affinités (je n'ai pas l'intention de me cantonner à mes cours et à mon campus: à moi Saint Petersbourg, le père noël et compagnie)
enfin, quand je dis pas de Sarko... Vu qu'il est devenu "président de l'Europe", je risque difficilement de ne plus entendre parler de lui. ( petite rectification parce que les journalistes me rendent chèvre : Sarko n'est pas président de l'Europe, il assure la présidence de l'Union européenne!! il a déjà suffisamment de pouvoirs comme ça, inutile d'étendre ses compétences!)
Après deux semaines passées dans la sud, donc, je décolle pour les tropiques samedi, et anda la vaca, comme disent mes confrères espagnols.
Mais je ne partirai pas sans quelques protestations totalement justifiées:
- les Basques sont de plus en plus cinglés. Non contents de semer la terreur chez les commerçants en se la jouant mafia (si tu n'écris pas ton menu en basque, je  fais sauter la barraque!), ils s'acharnent depuis un an à éradiquer totalement la moindre trace française ou espagnole qui entraverait leur accès à l'indépendance. Du coup, c'est pas jojo pour le turista de base (et non pas turisto) qui se balade en el pais vasco español (Dieu merci, en France, les Basques sont moins atteints) d'arriver à se repérer sur la route. plus une seule pancarte en espagnol ! à quand un test de langue interdisant aux non-bascophones de se promener à San Sebastian ?
- la mondialisation n'a pas que du mauvais, on délocalise, on investit, on s'enrichit (enfin, pas la France, hein ?), on véhicule notre culture parfaite. Ce qui est nettement moins sympa, c'est de voir que le prix du pétrole nous fait perdre petit à petit tous les plus beaux endroits de France. Où est le rapport ? Prenons un petit Etat (presque) sans prétention: le Qatar. Donnons-lui des ressources en pétrole infinies. Multiplions quotidiennement par 10 le prix du baril. Phase finale: les émirs se remplissent les poches, ruinant au passage les 4/5 de la planète, et ils achètent toutes les belles résidences de vacances du Cap D'Antibes de manière à les transformer en complexes hôteliers tellement luxueux qu'une vie de salaire d'ingénieur ne suffirait pas à payer le prix du glaçon dans le panaché servi au bar. et les Français, alors, où qu'ils passent leurs vacances, maintenant qu'on les a chassés de leur petit coin de paradis ? Sans rancune, il reste le camping à Juan-les-Pins, près de l'autoroute, et les plages infestées de méduses, du fait du déséquilibre de la faune marine (trop de pêche = moins de poissons; moins de poissons = plus de méduses)
- Allez, c'est les vacances, souriez !! On se fait plaisir, on laisse un peu le Figaro et Capital de côté; et on s'achète en douce le dernier Paris-Match; ou Elle; ou Voici. Mais bon sang, que fait Sarko en couverture des magazines people ???????????? c'est même plus un président bling-bling qu'on doit supporter, c'est un rival sérieux de "la nouvelle star". Je sais pas vous, mais moi, je n'arrive pas à donner de la crédibilité à un Président qui s'affiche telle une star de ciné dans la presse à scandales. Sarko, bientôt victime des paparazzi ?
Sur ce, je vous souhaite d'excellentes vacances. Je commencerai mon autre blog dès que j'aurai internet en finlande (vers le 3 août).
PS:Elodie, j'espère que tu es revenue passer tes vacances en France ! à moins que tu ne préfères l'ombre des châteaux de Bavière...

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Si le client est roi, le consommateur est un crétin

 

 

C’est la réflexion que je me fais depuis quelques temps. Je me souviens d’un bouquin de Zola où une vendeuse du Bonheur des dames se faisait remonter les bretelles pour n’avoir pas été assez aimable avec le client. Même sous les injures les plus abominables, le vendeur se doit de rester de marbre, un sourire poli plaqué sur le visage. Son humiliation publique n’entre pas en ligne de compte. Ce n’est pas lui qui  sort le porte-monnaie.

 

Tout ça, c’est du blabla, évidemment. Dans la réalité, on traîne le patron aux prud’hommes au moindre faux pas à l’encontre d’un vendeur ou d’un licenciement abusif. L’employé peut mâcher du chewing-gum en encaissant un client, papoter avec ses copains en laissant la file d’attente prendre des proportions impressionnantes. Et si quelqu’un a le malheur de se plaindre, il est sévèrement remis à sa place : mais enfin, monsieur/madame, nous sommes des êtres humains ! J’ai quand même le droit de dire bonjour à ma collègue.

 

Non, en fait, le charmant slogan « le client est roi » marche surtout sur les affiches publicitaires. Auchan soigne ses clients en leur offrant des mouchoirs en papier, Darty instaure un contrat de confiance, Carrefour rembourse la différence, M. Maurice livre à domicile gratuitement pour tout montant d’achats supérieur à 100euros. Les moyens déployés pour nous être agréables sont infinis.

 

Le revers de la médaille ? On nous prend pour des crétins. Et ça, perso, j’aime pas du tout.

 

Un exemple tout bête : je considère la pharmacie, d’une manière générale, comme un service un peu particulier. Rien à voir avec la téléphonie ou la banque. La pharmacie est là pour vendre de quoi soigner un rhume, un cancer, prodiguer des soins, des conseils. Bref, un service qui se doit sérieux. Je râle déjà quand je vois les devantures des pharmacies afficher des pubs stupides sur les nouvelles pilules du Docteur Charlatan qui font perdre trois kilos en une nuit, ou les supers patchs anti-cellulite pour nos chats et nos chiens. Au final, on a presque honte d’aller s’acheter une boîte d’aspirine à 2 euros alors que le rayon parapharmacie, de plus en plus conséquent, ne propose pas de produits en-dessous de 50 euros. C’est un peu comme entrer dans une bijouterie Din Vanh afin de demander un nouveau cordon pour notre pièce-pendentif vieille de trois ans, alors que toutes les clientes discutent avec animation de la couleur de telle ou telle pièce d’argent à 10 mille euros l’une , pour remplacer celle de l’an dernier, passée de mode.

 

Mais voilà, à l’heure où notre pouvoir d’achat n’en finit pas de faire grise mine, les industries pharmaceutiques ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Le nouveau slogan ? « N’attendez pas, tombez malade aujourd’hui » (pour profiter de je ne sais quelle offre spéciale, sociale, assurance santé, je n’ai pas pris la peine de lire les petites lignes). Je ne sais pas vous, mais quand je lis une telle injonction, un double impératif m’ordonnant de renoncer à ma santé pour remplir les poches des entreprises, j’ai plutôt tendance à désinfecter le moindre cm de ma peau, ne pas m’exposer au soleil, manger bio et faire un peu d’exercice pour éviter d’avoir à mettre un orteil dans une pharmacie.

 

Dans un autre domaine où le client est roi, on s’emmêle aussi un peu les pinceaux. Une grande surface, que nous appellerons Monchampion, a décidé de prendre en pitié nos maigres salaires qui empêchent tout séjour au bord de la mer. La solution proposée ? Plutôt que de se ruiner en train, hôtel et restaurant, Monchampion organise une super promo sur le camping-car. 50% de réduction pour n’importe quel modèle. De quoi faire de sacrées économies : dans un camping-car, tu fais ta cuisine, tu dors, et, surtout, tu voyages ! Une sorte de kit magique 3-en-1. Il faudrait être fou pour ne pas investir dans ce super engin ! Des vacances presque à l’œil.

Petit détail : un camping-car, c’est pas censé avoir besoin de carburant pour rouler ? Oui, le carburant, une sorte de truc en rapport avec le pétrole. Un détail mineur, bien sûr. Sauf quand on se souvient du baril à 176 dollars. Monchampion, champion des réductions ? Ou des solutions bidon ?

 

Un petit dernier pour la route. Presque plus subtil, je dirais. Qui dit baisse de pouvoir d’achat dit myopie. La sécu a décidé de ne plus rembourser les lunettes (pas celles de Johnny, hein ? Juste les miennes, et les vôtres. Bref, celles des gens ordinaires). Du coup, plutôt que de se ruiner en verres, on préfère vivre dans un monde un peu flou. Grosse erreur Huguette ! Cette économie sur l’optique va se retourner contre nous. Les requins de la consommation ont flairé la bonne affaire. Puisque le client ne voit plus rien, profitons-en pour le rouler. Prenons les yaourts Jokey, à 2euro60 les 8 : on change l’emballage en rajoutant une petite vache par-ci, un peu de bleu par-là. On écrit « nouveau » en lettres capitales, histoire que le client ne passe pas à côté. Enrichi en vitamines a,b,c,d,e, en calcium, en magnésium. Et, cherry on the cake, on ne touche pas au prix ! Tous les prix des yaourts ont augmenté, sauf Jokey et ses fabuleux 8pots pleins de qualités nutritives à un prix défiant toute concurrence.

Heureusement que j’ai gardé la sale manie de vérifier si les industriels avaient rajouté de la gélatine de porc dans leurs produits laitiers. N’étant pas une consommatrice des produits Jokey, je me livre à ma petite analyse. Et quelle n’est pas ma surprise de découvrir que, si le prix du produit n’a pas bougé, la taille du yaourt, elle, a nettement diminué. On n’a plus affaire à des pots de 125g, mais de 90g.

 

Pour lutter contre l’obésité, sans doute ?

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Un coup de mou ? Buvez Red Bull!

 

 

 

Vous êtes fatigué(e)  ? Le dynamisme et la bonne humeur qui vous caractérisaient semblent avoir quitté votre corps ? Vous n’avez plus la force de mentir à votre patron pour justifier vos retards ?

Buvez Red Bull !

 

 

 

 

Red Bull est la première boisson énergisante qui stimule le corps et l’esprit à tous moments de la journée ; Red Bull augmente le seuil de vigilance, Red Bull rend plus intelligent, Red Bull rend plus viril grâce à sa composante essentielle, la taurine.

 

Taurine, le mot vous fait peur ? Cet acide aminé au doux nom de bovin fou furieux est pourtant présent dans chaque être humain. Mais pas en quantités suffisantes. Problème résolu : grâce à la dose massive de taurine de synthèse dans Red Bull , désormais, le taureau est en vous !

 

 

La société Red Bull confirme aussi que l’expérimentation du produit sur des rats s’est révélée conforme aux attentes des chimistes. Si ça marche sur des souris, pourquoi pas sur nous ?

 

Quelques sources peu fiables ont certes signalé des comportements de plus en plus violents entre les rongeurs, après ingestion de Red Bull . ainsi qu’une baisse du taux de calcium, de protéines, problèmes de tyroïde et autres réjouissances ; moi, je me dis qu’au point où on en est, entre l’huile de vidange dans la moutarde, la crotte de chameau dans les cigarettes, et la gélatine de porc dans le riz basmati, on peut bien se permettre un petit Red Bull  c’est pas ça qui fera accélérer le cancer.

 

Red Bull , disais-je, renforce les capacités intellectuelles. A la veille d’un examen, buvez Red Bull , et vous serez bluffé(e) par ses effets ! ( Pour plus d’efficacité, il est toutefois conseillé de bosser sérieusement, parallèlement à la cure de Red Bull .)

 

Red Bull , c’est 250ml de concentré de caféine pour un tonus maximal, et une économie favorable à notre pouvoir d’achat : avec Red Bull  plus besoin de cafetière, de tasse et de café ! Un tour au supermarché, une canette bleu électrique, on décapsule et le tour est joué.

 

Red Bull , c’est aussi la perspective de prendre des kilos en trois ou quatre gorgées. Grâce à son pouvoir sucrant et les multiples cochonneries saveurs contenues dans la canette, vous ne pourrez plus vous en passer. Mais parce que Red Bull  sait aussi s’adapter aux besoins de notre société moderne, la boisson existe aussi SANS calorie. Vous reprendrez bien un peu de taureau ?

 

Red Bull , ce n’est pas seulement la promesse d’une forme olympique, c’est aussi un bénéfice pour le Marché Commun de l’UE. Parce que Red Bull n’est pas américain, comme le nom subtil,  la logique et l’horreur du produit pourraient le laisser penser. Non, Red Bull est autrichien ! La société réalise un chiffre d’affaires de près de 3 milliards d’euros. Aidez-donc l’Union européenne à s’enrichir et limitez votre consommation d’eau pour la préservation de la planète. Buvez Red Bull !

 

Red Bull te donne des ailes !

 

Ce qui est formidable, c’est qu’en fonction de notre pays, Red Bull nous fait vivre ou mourir :

 

 

Red Bull : ou un passeport pour l’infarctus : boisson interdite au Danemark en raison de possibles risques cardiovasculaires. Ils sont fous ces Danois de se priver d’une telle merveille.

 

Mais

 

Red Bull  reconnu « produit de santé naturel » au Canada depuis 2005. Red Bull ne contient en effet que des ingrédients « bio » : citrates, taurine, inositols, glucuronolactone (toxique pour les reins),  acide nicotinique.

 

Et si des jeunes adolescents ont trouvé la mort en Espagne ou en Suisse à la suite d’une consommation trop forte de Red Bull , si la boisson nous empêche de prendre conscience de notre état après une soirée trop arrosée, et surtout, si on se souvient que le corps ne peut assimiler qu’une certaine dose quotidienne d’acides aminés (et donc boire quatre ou cinq Red Bull ne servirait strictement à rien) ; il ne faut tout de même pas oublier que la chanteuse Ashley Simpson( chanteuse ? Ah ?) ne peut plus se passer de son Red Bull le matin, au réveil ; que l’équipe de rugby anglaise a élu Red Bull Boisson des winners.

 

Red Bull, un petit goût de nature, pour escalader l’Everest. A consommer sans modération. (limitez-vous à deux canettes par jour en raison du taux trop élevé de caféine, déconseillé aux enfants, aux femmes enceintes, aux personnes souffrant de problèmes rénaux, cardiaques)

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Montre-moi ta face que je te book

Ah, oui, je sais, je me fais désirer en ce moment. Mais, que voulez-vous, période d’exams oblige. A Sciences popo, ils ne font pas les choses à moitié, les examens, ils les étalent sur trois mois. Avec des semaines à ne rien faire, et des semaines de plus de 70h (sans prime, ni rien, hein ?)

Donc, dernier virage avant les vacances (si tout se passe bien), et je pourrai tenir mon petit monde de manière plus régulière.

Alors, merci pour vos com :

 

Lisanka, j’aimerais que tu me parles du look des filles de l’est, je ne vois pas ce qu’elles ont de particulier (enfin, si je vois très bien, mais à mon avis, pas dans le même sens que toi) ; et bien sûr que je veux connaître tes tribulations chez Berthillon !!

 

Elodie : et les Allemandes, elles le vivent comment ???

 

Bref, une fois n’est pas coutume, au lieu de m’intéresser aux drames de l’actualité, je fais plutôt un petit détour par la mode

J’ai eu mon premier téléphone portable pour mon brevet ; mon ordinateur portable pour mon bac ; j’attends le vélo avec impatience (je suis une écolo, donc pas de voiture, ni de permis… enfin, c’est surtout parce que je n’en ai pas besoin) ;

Je maîtrise assez bien la technologie du net ; je connais vaguement les « célébrités » en vogue, style Christophe Maé et autres perles de la chanson française ; sans être une adepte de la mode « minette/pétasse », je fais attention à la manière dont je m’habille, histoire de faire Parisienne sympa, mais Parisienne quand même ; j’ai msn ; un appareil photo numérique ; un i-pod ;

 

Bref, je suis une vraie « d’jeuns' » du nouveau millénaire ;

 

Par contre, il y a un truc pour lequel j’étais vraiment, mais vraiment totalement out ; et qui fait fureur depuis pas mal de temps. Oui, bien sûr, toi, qui es au courant de tout se qui se passe sur Internet, tu as forcément entendu parler de Facebook ; mieux, tu es un/une adepte de ce fabuleux site qui t’a permis de reprendre contact avec ton/ta fiancé(e) de maternelle (peut-être même que tu as fini par l’épouser, qui sait ?)

 

Ben, pas moi. Facebook, je boycottais. Pour d’excellentes raisons, bien sûr. Mais voilà, il aura suffi d’une overdose de droit européen, une insomnie et un abus de sorbet à la framboise pour que je me retrouve prise dans l’engrenage.

Et encore une fois, je ne peux qu’être éblouie face à l’ingéniosité humaine

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Sauvons Verlaine de la mondialisation scientifique!

  Une fois n'est pas coutume, je vais m'apitoyer sur mon sort. Ou sur le sort de la petite poignée de gens qui me ressemblent.

En général, qu'on soit au collège, au lycée, ou dans le supérieur, les profs s'arrangent toujours pour nous gâcher les vacances avec un tas de devoirs inutiles, comme révision des partiels, dissertation d'histoire (L'Inde dans la mondialisation : du développement autocentré à la compétition avec la Chine. Les Chinois sont partouuuuuuuut), préparations d'oraux. De quoi nous saucissonner le cerveau et nous empêcher de respirer l'odeur de la mer, des moules frites ou de la pissaladière (suivant l'endroit où l'on se trouve).

De retour à Paris, j'avise mon pauvre agenda trônant sur mon bureau nickel (je suis tellement maniaque que c'en est presque pathologique, mais c'est une autre histoire. Ne parlons pas de mes défauts, parlons de mes qualités, voulez-vous ?), et je le feuillette en soupirant.

Non, c'est une blague. Dans le supérieur, on s'achète un agenda pour faire « genre », mais il n'y a strictement rien dedans, à part la date des anniversaires, les rappels gynéco/dentiste/billet de train/soirée Denise, et de temps en temps, pour se donner bonne contenance, une vague allusion aux études : partiel d'éco le 2 mai. Le but du jeu étant de fouiller ses cours jusqu'à retrouver l'endroit où on a marqué tout ce qu'il fallait réviser. En général, sur un bout de feuille déchirée, entre le sudoku du mois d'avril et une tache de chocolat fondu.

N'ayant aucunement l'intention de tenir ma promesse pré-vacances (je bosse à fond pour être tranquille à la reprise et ne pas stresser), je tire la langue à mes dossiers d'anglais, d'histoire, de droit communautaire et d'espagnol, et je m'en vais occuper mon temps autrement. Rien de tel, par exemple, qu'une petite diatribe contre la décadence du monde actuel pour se refaire une santé.

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Comment vivre "l'expatriation" sans perdre ses racines parisiennes ?

 

Deux petits mementum cubicorum avant de commencer

  • - vénus: je suis heureuse que tu m'aies «retrouvée», je ne sais pas si ton mail fonctionne encore, si oui, je t'écrirai
  • - il semblerait que certaines personnes aient été choquées par mon article sur la Belgique. Alors, oui, les Français sont chauvins, mais pas plus que les Belges ni les Américains. Ensuite, j'ai le droit de ne pas apprécier Bruxelles, et j'ai reconnu la beauté de sa place principale. Enfin, ce blog reflète quand même mes réflexions et mes goûts, et si je préfère le chocolat français au chocolat belge, je ne pense pas mériter le fouet. D'autant plus que j'ai bien précisé que je raffolais des Léonidas. Et que l'habitude des brasseries belges de fournir un spéculoos avec le café était des plus honorables. Bref, du bon et du moins bon. Alors, je ne vois vraiment pas en quoi j'ai pu être vexante... Sauf à penser que ces personnes-là sont peut-être plus modestes que moi vis-à-vis du patriotisme, mais n'ont absolument aucun sens de l'humouret ne comprennent pas le second degré. Ceci dit, merci pour les adresses de chocolatiers

 

Bon, maintenant, j'ai presque peur de dire du mal de la commune lilloise. Aussi, voilà un grand panneau indicateur, avec des petites lumières autour : ATTENTION HUMOUR !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

La semaine dernière, j'ai vu Bienvenue chez les Ch'tis,  parce que passer à côté de ce film était (visiblement) passible de mort. Quelques temps auparavant, je m'étais déplacée pour voir le film de Klapisch, Paris. J'ai beaucoup ri pour le premier, et un peu déchanté pour le second, même s'il reste intéressant et donne une image agréable de la capitale au quotidien (un peu utopique ?)

Tout ceci m'a fait trembler, évidemment : comment ? J'osais préférer un film parlant du Nord à un autre vantant les mérites de ma capitale ? Mortifiée, je me suis rendue compte que, si je ne me prenais pas rapidement en main, j'allais perdre mon identité de parisienne.

Vite ! Des astuces pour rester une « fashion parisienne » en étant au fin fond de la province. (mes excuses aux provinciaux qui me liront, et plus particulièrement les habitants du Nord)

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Municipales : Votez Vélib? !!!

Etant majeure depuis seulement deux ans, je n'ai pas encore eu la chance de participer à de multiples élections. Alors, forcément, quand c'est à mon tour de passer à l'urne, j'ai des commentaires à faire.

le sujet du jour s'articule donc autour du cri de guerre que je ne cesse de pousser depuis plusieurs mois, malgré l'exaspération de ma famille: Votez Vélib' !!!

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Le jour où j?ai compris que je ne serais jamais présidente.

 

 

En général, ma vie tourne autour de listes. J'en ai des dizaines, qui s'entassent aux quatre coins de mon bureau : liste des courses, liste des produits oubliés lors des premières courses, liste des listes à ne pas oublier, liste des devoirs, des rendez-vous.

Et surtout, liste des professions que je ne pourrai pas exercer. Plus exercer. Le genre de liste qui s'allonge au fur et à mesure que nos jours raccourcissent.

Et hier, j'ai découvert que ce qui faisait ma fierté jusqu'alors m'empêcherait à tout jamais de devenir présidente.

Parce que bon, il faut le reconnaître, Sarko a la grosse tête, mais il sait parler !

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Sacré valentin!

 

J'écris cet article en avance pour ne pas obéir aux exigences de cette fête stupide, qui impose l'écriture de mots d'amour, une prose rose et légère pour célébrer cet heureux évènement commercial

Déjà, Valentin, c'est un nom bizarre pour une soirée entre amoureux. Quand on sait que tous les saints nommés Valentin ont subi le martyre, je m'étonne qu'on place le jour de l'amour par excellence sous le signe de la torture et de la souffrance.

Mais, après tout, peut-être n'est-ce pas une si grande aberration que ça ?

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Qu'il est doux de vivre en France (Première partie)

 

Quand on me parle de lieu exotique, je pense en général à Tahiti (merci Gauguin). Des petits poissons multicolores dans une mer bleue, transparente. Une plage de sable chaud, et blanc, si blanc.  Avec des palmiers et des noix de coco qui se glissent discrètement près de votre serviette pendant que vous bronzez, afin de vous permettre de savourer leur lait rafraîchissant. Bref, je suis un parfait exemple de notre société de consommation actuelle, la fille conditionnée par toutes les pubs « bidon » affichées dans les métros (ou sur des voitures, mais ça, c'est une autre histoire)

Sortons un instant de ces clichés qui nous donnent l'impression d'avoir une vie minable (même si on doit drôlement s'embêter à Tahiti, sur la plage, au bout d'une semaine, qu'il y a des requins qui rampent sur le sable, des moustiques, des cocotiers agressifs et de bidonvilles dès qu'on sort de l'espace protégé).

Pas besoin de rêvasser devant les affiches pendant que vous attendez votre rame de métro, sur le quai déjà bondé (je fais un peu de discrimination parisienne, veuillez m'excuser). Il vous suffit simplement de perdre votre carte d'identité, ou tout simplement de mettre au monde un « guilili le petit bébé », pour vous rendre dans un lieu totalement atemporel, où les règles de civisme diffèrent des nôtres, où la température ne descend jamais en-dessous de 30°, et où l'ennui est aussi fort que celui que vous éprouveriez au bout de 10 jours de sea and sun sans votre magasine préféré.

Un lieu magique tout près de chez nous ?? Et gratuit en plus ? Tout à fait Thierry. J'ai nommé... La mairie !

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