Un monde presque rose

Sarko, ou le langage vache

 

De retour sur la toile après une semaine de vacances bien méritées. Hier encore, je me plaignais de devoir reprendre les cours alors que les Parisiens entament tranquillement leur premier week end de congé.

Mais, encore une fois, mon bien-aimé président me fait prendre conscience de l'importance de l'école pour apprendre à se maîtriser et à utiliser un langage convenable.

La France est certes dans une passe économique difficile, mais il faut reconnaître une chose : dans mon pays, on ne s'ennuie jamais !

Après avoir subi pendant plusieurs jours, les plans douteux de Xavier Darcos au sujet de la réforme des programmes scolaires ; après que Nico m'a donné la migraine avec son désir d'instaurer des cours de morale à l'école, en chantant la gloire du drapeau français et de la colonisation ; après, enfin, avoir été contrariée par mon journal préféré (les Guignols de l'Info) qui oublie de se relire avant de diffuser ses sketchs, ce qui donne une grande pancarte avec écrit « chomage » (l'accent ayant sans doute fui le régime sarkozyste) ; voilà que le fameux salon de l'agriculture, sorte de mouroir à vaches, me donne enfin une petite anecdote croustillante.

Mais quand on prend la peine d'établir des connecteurs logiques entre toutes ces annonces, on ne regrette pas une minute d'avoir sacrifié les tribulations de Britney Spears à l'hôpital psychiatrique pour suivre l'actualité française...

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We'll miss you George!

  « Open your mind » semble être le slogan de notre nouveau millénaire. Personne ne sait vraiment ce que cela signifie, bien que dominent quelques clichés généraux : peace and love, pas de discrimination, droit de l'enfant, droit de la femme, droit des chiens battus, non au racisme, non à la pauvreté, non au terrorisme, non au sarkozysme, non au réchauffement climatique ; oui à la diversité culturelle, oui aux nouvelles saveurs de Danette, oui à l'indépendance du Kosovo...

Aujourd'hui, j'ai donc décidé d'élargir ma réflexion à un pays lointain, dont le mode de fonctionnement et de gouvernement nous sont inconnus.

Un pays qui a vécu dans une grande misère, qui prône une autarcie ambiguë pour protéger son peuple opprimé.  Un pays dont le super président pense avant tout au bonheur de son peuple, et au droit des autres populations à vivre librement et paisiblement, en multipliant les « interventions humanitaires » ou les missions défensives, histoire de chasser les méchants pour installer les bons au pouvoir.

 Ça pourrait être la Chine ? Raté.

Je crois, en fait, que les actions de notre chef d'Etat impopulaire ne visent qu'un seul objectif : dominer le monde. Il était donc tout naturel qu'il cherche à imiter l'homme dirigeant la nation la plus puissante de la planète : George W. Bush, le héros de Nico

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Le Président qui change la France

 

C'est à se demander si je ne développe pas une fixette sur notre célébrité nationale, mais que voulez-vous, cet homme est EXCEPTIONNEL !

Non, vraiment, je ne prends même plus la peine d'acheter Public quand je m'ennuie et que je veux des informations croustillantes et complètement absurdes. Je me la joue « intellectuelle », et j'allume mon poste de radio, ou je lis le journal sur Internet

Et je suis RAREMENT déçue

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Sacré valentin!

 

J'écris cet article en avance pour ne pas obéir aux exigences de cette fête stupide, qui impose l'écriture de mots d'amour, une prose rose et légère pour célébrer cet heureux évènement commercial

Déjà, Valentin, c'est un nom bizarre pour une soirée entre amoureux. Quand on sait que tous les saints nommés Valentin ont subi le martyre, je m'étonne qu'on place le jour de l'amour par excellence sous le signe de la torture et de la souffrance.

Mais, après tout, peut-être n'est-ce pas une si grande aberration que ça ?

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Supprimons les profs

 

C'est la réflexion qui me vient fréquemment, quand je suis en cours. Etre prof, c'est le métier le plus ingrat de la terre. Pire que bûcheron ! (Un bûcheron est payé pour tuer des arbres, s'il ne le fait pas, il est viré.. imaginez les remords du pauvre vieux).

Dans ce dur milieu, il n'existe pratiquement aucune distinction de traitement entre le troufion de base (le stagiaire) et le maître de conférence dans une grande école (le nec plus ultra)

 Pourquoi un soudain intérêt pour ces donneurs de mauvaises notes, ces empêcheurs de grasse mat', ces éternels grévistes qui inventent de multiples prétextes pour ne pas faire cours, ces êtres malfaisants qui passent leur vie en vacances ?

Tout simplement pour accélérer la réforme qui les fera disparaître du système de l'Education nationale, afin que les élèves n'aient plus peur d'aller à l'école

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Lettre au défunt

Cher Poisson rouge,

Ma vie va prendre un nouveau tournant, avec l'aveu que je suis contraint de te faire. Oui, petit poisson rouge, je t'ai mangé hier, avec pour accompagnement une salade, dix rondelles de concombres et trois tomates vertes. Le tout rehaussé d'une petite sauce au basilic.

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Just married !

 
(on notera la chemise de Nico et la petite culotte de la mort de Carla)
 

 

J'étais tranquillement en train de rédiger la suite de mes passionnantes péripéties à la Mairie quand ma petite maman me lâche la bombe : Sarko s'est marié ! c'est officiel !

Obligée, donc, de stopper toute activité, de me précipiter sur Internet, et de verser des larmes de bonheur en lisant qu'effectivement, à l'âge vénérable de 53 ans, petit Sarko n'est  plus un homme seul et délaissé, haï par plus de 50% des Français.

L'incroyable destin de notre président...

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Qu'il est doux de vivre en France (Première partie)

 

Quand on me parle de lieu exotique, je pense en général à Tahiti (merci Gauguin). Des petits poissons multicolores dans une mer bleue, transparente. Une plage de sable chaud, et blanc, si blanc.  Avec des palmiers et des noix de coco qui se glissent discrètement près de votre serviette pendant que vous bronzez, afin de vous permettre de savourer leur lait rafraîchissant. Bref, je suis un parfait exemple de notre société de consommation actuelle, la fille conditionnée par toutes les pubs « bidon » affichées dans les métros (ou sur des voitures, mais ça, c'est une autre histoire)

Sortons un instant de ces clichés qui nous donnent l'impression d'avoir une vie minable (même si on doit drôlement s'embêter à Tahiti, sur la plage, au bout d'une semaine, qu'il y a des requins qui rampent sur le sable, des moustiques, des cocotiers agressifs et de bidonvilles dès qu'on sort de l'espace protégé).

Pas besoin de rêvasser devant les affiches pendant que vous attendez votre rame de métro, sur le quai déjà bondé (je fais un peu de discrimination parisienne, veuillez m'excuser). Il vous suffit simplement de perdre votre carte d'identité, ou tout simplement de mettre au monde un « guilili le petit bébé », pour vous rendre dans un lieu totalement atemporel, où les règles de civisme diffèrent des nôtres, où la température ne descend jamais en-dessous de 30°, et où l'ennui est aussi fort que celui que vous éprouveriez au bout de 10 jours de sea and sun sans votre magasine préféré.

Un lieu magique tout près de chez nous ?? Et gratuit en plus ? Tout à fait Thierry. J'ai nommé... La mairie !

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La carte de crédit (épisode 1)

  Ou du danger de ne compter que sur la technologie moderne.

Moi, j'adore la modernité. Tous ces petits gadgets qui n'existaient pas du temps de nos grand-mères, et qui nous facilitent tellement la vie. Les crèmes dépilatoires, les petits pains précuits Picard, les MP3 de la taille d'un téléphone portable, les avions qui permettent de faire Paris-Pékin en 3heures (à condition de prendre des somnifères, sinon le temps passe moins rapidement), Internet, Henri Salvador (ah non, lui, c'est la Belle-Epoque).

Mais ce que j'aime par-dessus tout, la c'est la possibilité de dépenser un maximum de sous sans même y penser. Faire du shopping est désormais à la portée de tout le monde, que l'on soit riche ou pauvre. Une seule condition à respecter pour avoir accès à l'or multicolore : la carte de crédit

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Talons aiguille

 

Très jeune, j'ai dû faire face à la dureté des lois de la génétique : je ne serai jamais mannequin. Inutile, donc, que je me force à manger de la soupe, au prétexte fallacieux que ça fait pousser les os plus vite

 

Ainsi donc, à bientôt 20 printemps, la page de ma future carrière de top-model se tourne. Du haut de mon mètre 58, je me contente de jeter des regards envieux  aux « Jambes » qui circulent sur les podiums... En poussant, parfois, des soupirs soulagés, parce qu'il faut reconnaître que tous les créateurs ont un grain, et qu'ils les affublent parfois de sacs à patate abominables, qui ne se distinguent des vrais sacs à patate que par la quantité interminable de 0 que comporte leur prix.

Pour le coup, je préfère acheter mes pommes de terre au super, plutôt que chez Dior.

 

Mes seules véritables amies sont mes chaussures... (oui, oui, cliquez sur lire la suite)

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